vendredi 24 juin 2016

L'Anse de la Montée du Lac

[D+ 500 m | 10,4 km aller-retour]

Je continue mon #AconcaguaPrep avec une grande première! C'était en effet la première fois que je randonnais à l'envers. Et j'ai bien aimé ça. (Non, je n'ai pas randonné sur les mains, vous là)

L'Anse de la Montée du Lac fait partie du réseau du Sentier des Caps, dans le coin de Saint-Tite-des-Caps, à quelques km passé le Mont Saint-Anne. Voici la description qu'on trouve sur le site :
Ce sentier traverse une forêt à maturité qui représente une biodiversité exceptionnelle: prucheraie, forêt de pins blancs, bétulaie et forêt mixte. Situé entre le Cap Tourmente et le Cap Brûlé, vous descendrez jusqu’aux berges du Saint-Laurent, pour mieux remonter ensuite!
Je gage que vous savez tous ce que c'est une bétulaie, hein?  Pas moi. Wikipédia me dit que ça vient de l'ancien latin qui l'a lui-même pigé dans le celtique-brittonique pour "jeune arbre plein de sève". Aujourd'hui, ça veut dire forêt de bouleaux. Bétulaie est étymologiquement frère de bitume. Je ne vois pas le lien sémantique entre les deux, parce qu'on quitte l'un pour traverser l'autre. Genre mutuellement exclusif. Mais bon, je m'égare.

Enfin, vous comprenez ce que j'entends par randonner à l'envers. Tu pars d'en haut – dans les montagnes, tu descends – au fleuve, puis tu remontes. Cependant, tout comme lorsqu'on fait un sommet, la belle vue nous attendait à mi-parcours.


 

Descente – 1 h 50

Nous sommes partis vraiment trop tard, vers 10 h, en ce samedi torride.  Il y avait Liliane, Florent, Gilbert, Hélène et moi. En arrivant au stationnement, on sort l'équipement. Hélène réalise qu'elle n'a pas ses bâtons de marche. Ni ses bottes. Oupsie! Elle n'avait que ses gougounes. Mais n'est pas Tarahumara qui veut. (Note pour maman, car je sais que tu vas m'appeler : les Tarahumara (ou Raramuri), une tribu mexicaine, sont renommés pour leur capacité à courir des distances incroyables et ce, chaussés de gougounes - les huaraches.)

Alors Gilbert a prêté ses bottes à Hélène, qui avait maintenant l'air de Patoffe, et il a randonné avec ses sandales-souliers. Il a pris la sage décision de ne pas traîner de sac à dos chargé vu son accoutrement. Moi, j'étais bien gearée et je me suis lestée d'un bon 15 lb +. Les enfants étaient allèges.

Avant de descendre, on doit se rendre jusqu'au belvédère. Je dirais que ça fait 2 km de plat/légère montée. Puis le plaisir commence. Le dernier km de descente est pas piqué des vers. Ça m'a fait réaliser que descendre est objectivement difficile pour les muscles. J'avais les jambes fraîches, et pourtant, j'ai souffert.


On aperçoit la municipalité de St-Tite, le lac St-Tite et le Petit lac.
Parmi les montagnes derrières, il y a le mont Raoul-Blanchard, une des plus hautes montagnes du Québec


Les boys étaient devant (évidemment) et ils nous ont crié "Attention au train!". Hein? 12 secondes plus tard, le train du Massif passait devant nous et nous arrivions au fleuve. On a dîné sur les rochers et profité de la vue. Comme on était exposés au plein soleil de midi, on ne s'est pas éternisés.




 

Montée – 2 h

Le premier 45 minutes de montée est ardu. Très cardio. Hélène et moi on a rushé derrière. Et savez-vous qui était devant? Non, pas Florent. C'est Lili! Disons que Flo n'avait plus d'énergie après avoir passé 3 jours 2 nuits en camp avec sa classe. Il n'en menait pas large comme on dit.

On a croisé un gros porc-épic dans le sentier. Il se sauvait de nous de sa démarche très balourde. Quand il a trouvé un arbre assez fort pour soutenir son poids, il a grimpé ça comme une flèche!


C'était la première fois que j'y randonnais, mais j'y retournerai sûrement. Tout d'abord, c'est relativement proche de chez nous. Le réseau de sentiers est accessible hiver comme été. On peut y faire de la longue randonnée, avec des refuges. La région est magnifique.

J'ai vu que Benoit Talbot y organise une fin de semaine de trail running (23-24 juillet, avis aux intéressés), ce qui est franchement judicieux. Mais bon, je ne suis pas dispo et je ne cours pas assez pour faire un tel volume en 2 jours.

PS: je suis vraiment privilégiée de pratiquer un sport qui se fait en famille et qui nous permet de vivre des aventures et de multiplier les souvenirs précieux.

2 commentaires:

  1. Ben voyons ma fille je connais ça les Tarahumara !!!!!!!!!

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