mardi 3 mai 2016

21,1 km | Demi marathon de Lévis

Ça fait quelques années que je zyeute cette course, mais que je n'ose pas m'inscrire car elle est si tôt dans la saison. Cette année, j'ai osé et j'ai couru! Je suis loin d'avoir fait un RP, mais je suis aussi loin de la cata à laquelle je m'attendais.


Précourse


Cette course a été si différente de toutes les autres. Pas d'anecdote pré-course. Je me suis levée, j'ai déjeuné et me suis habillée. Suis partie à pied. Comme si j'allais travailler. Point barre. Autre différence, ma petite sœur n'était pas là avec moi pour la pré-course. On a fait 4 courses ensemble l'an passé (5 km, 10 km, 21,1 km, 42,2 km). On partageait une coach, un plan, nos longues séances, des encouragements. À rebours, je me demande si je me serais rendue au marathon avoir été seule.

Faisait bien froid hier matin, heureusement, on pouvait squatter le hall du Centre des congrès de Lévis. J'y ai croisé ma collègue Marie-Claude. Elle a fait 3 minutes plus vite que son objectif! J'ai ensuite vu mon amie Karine-la-gazelle, qui a fait Boston 13 jours plus tôt. À Lévis, elle est arrivée 4e de sa catégorie d'âge, au pied du podium! J'ai bien cherché Mlle Berthiaume, mais j'ai constaté par la suite qu'elle a fait le Marathon des Érables la veille.



2 minutes avant le départ, je suis allée me placer vers l'arrière. Contrairement à mon habitude, j'ai décidé de courir avec de la musique. J'avais l'impression d'avoir besoin de béquille. Que si le beat ne venait pas naturellement à mes jambes, j'allais le lui imposer par mes oreilles. Autre chose, j'ai démarré ma montre GPS, mais je me suis interdit d'y jeter un coup d’œil avant le 5e km. Je voulais courir confortablement, sans pression, afin de m'assurer de me rendre jusqu'au bout.

Wow, les espadrilles de la 2e fille à gauche de la photo!


J'ai pas l'air rassurée.


 

La course


Le gong du départ est arrivé super vite. J'étais contente de partir enfin, car j'avais froid et j'avais bien hâte de finir. Le premier km a servi d'échauffement. Ensuite une bonne montée. Comme toujours en montant, je balance les bras très rapidement, je fais des petits pas et je dépasse plein de monde. Je crois que c'est ma force.

En arrivant tout en haut, passé le poste de police, j'ai pogné quelque chose comme on dit. Le boulevard Guillaume-Couture descend sur 2 km et semble s'allonger jusqu'au fleuve, vers les montagnes de Charlevoix. Un infini serpent de coureurs le longeait. Je me suis arrêtée pour prendre une photo tellement l'image était forte.



À chaque km, je sentais la confiance me revenir et le rythme s'accélérer. Le vent de face était fort. J'ai eu un point, mais j'ai bien respiré et c'est passé. Au point où on tourne pour revenir vers l'ouest, j'ai regardé ma montre et j'ai vu que je courais sous les 6'/km, ce qui était assez inespéré :) Une petite montée où j'ai encore dépassé du monde.

Vraiment étrange et plaisant de faire une course sur ma piste d'entraînement! Du haut de St-Joseph jusqu'au bateau, une belle descente abritée du vent. Il faisait enfin chaud, j'ai retiré ma veste. Quand je suis passée au départ du 10 km, j'ai vu au compteur que j'avais couru le premier 11,1 km en 1h06. Wow! Si je maintenais le 6'/km alors je ferais un 2h06, contre toutes attentes. Ça m'a donné des ailes, mais je sentais que j'arrivais au bout de mes ressources de "surface", que j'allais devoir bientôt puiser par en-dedans.

Comme c'était rendu assez difficile de maintenir le rythme, je me suis motivée par le fait que j'allais bientôt voir mon papa qui était bénévole au kiosque de la maison Louis-Fréchette. Il y était avec sa petite soeur Claire. J'étais tellement contente de les voir! Nous avons pris le selfie que voici.


À partir du km 16, je me suis dit que je pouvais ralentir un peu, sur 2 km, histoire de profiter de la course et d'avoir du jus pour faire la dernière montée et l'ultime km en force. Malgré le fait que j'ai ralenti, j'ai quand même dépassé du monde qui semblait souffrir. Je les ai tous encouragés, "on lâche pas, gang, go, go, go".

Dans la montée finale, une jeune dame a monté avec un babyjogger et un baby pas si baby que ça. L'enfant devait peser 40 lb! Tout le long, je l'ai encouragé, "go, t'es forte, c'est beau, t'es bonne". Arrivées en haut, elle m'a larguée pour la descente!

J'ai réussi à accélérer pour le dernier km. Quelques tournants, puis on arrive sur le terrain du Juvénat et dans le dernier tournant, je vois ma gang qui m'attend. Yé! Florent entre en piste et me tient la main sur 50 mètres jusqu'aux barrières. Quelle accélération! J'aurais eu besoin qu'il me tienne la main jusqu'à l'arrivée!


Avec mes 3 beaux enfants d'amour


Temps officiel 2h07m40s
Classement général 1218/1541
Classement femmes 468/694
Classement dans ma vénérable catégorie 40-49F même si j'ai encore 39 ans jusqu'au 22! 97/145

Réflexions d'après-course

Deux jours après l'événement, je suis encore raquée. J'ai mal partout - chevilles, cuisses, abdo et même les bras. Au moins, ça ne me réveille plus la nuit.  Je crois que c'est ici que je mesure pleinement le manque d'entraînement. L'an passé, je n'ai jamais été raquée après une course. Le lendemain du marathon, j'avais les jambes fatiguées, mais pas douloureuses.

Ce qui m'amène à penser, a contrario, que je n'ai peut-être pas poussé assez mes courses du demi et du marathon de 2015. Je ne suis pas allée au bout de mes ressources. Si dimanche, j'ai donné un 10/10 en perception de l'effort, je crois qu'aux autres courses, je n'ai donné qu'un 9/10. Pourquoi? J'avais probablement peur de ne pas les terminer. Tandis que ce dimanche-ci, ça ne m'aurait pas déranger de finir la course à la marche en un temps abominable. C'est peut-être juste du révisionnisme aussi :)

La suite?

Ma saison prend dès maintenant une autre tangente!  Je commence illico (ou dès que je suis remise) un entraînement ciblé pour la montagne. Je vais continuer à courir, mais que 3 fois semaine. Soit une séance d'intervalles, une séance de sentier et un jog de récup. Le reste sera muscu, escaliers, marche avec charge, rando, etc. Au lieu de faire des récap hebdo sur le blogue, je vise des billets mensuels.

Bon mois de mai!

3 commentaires:

  1. J'avais hâte à ton récit! D'abord, bravo. Une course bien menée jusqu'au bout avec une sensation d'effort 10/10, c'est le top!

    Sinon beaucoup à dire, j'y vais dans le désordre:

    Ta photo finale avec ta marmaille m'est rentrée droit dans le coeur!

    Ça donne un petit coup n'est-ce pas de sauter de catégorie? Mais espèce de p'tite jeune encore...

    J'adore tes perles du genre: «...si le beat ne venait pas naturellement à mes jambes, j'allais le lui imposer par mes oreilles».

    Ton nouvel entraînement avec ta base de course qui demeure, je ne serais pas surprise qu'il te fasse progresser aussi en course. La la la!

    Encore bravo!

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    1. Merci Pascale! C'est dur de bien gérer une course. Je ne sais pas encore bien comment juger le niveau d'efforts vs le risque de tomber par terre/abandonner. Ça fait aussi vraiment partie du plaisir de faire des courses chronométrées.

      Je sais bien que je change de catégorie, mais je ne m'attendais pas à virer 40 avant mes 40 ans, haha. Le choc que j'ai eu sur sportstats :)

      Je suis convaincue que mon entraînement différent va me permettre de m'améliorer. Si tout va bien d'ici l'automne, je vais essayer de tester un 10 km, qui est ma distance de prédilection. Celle que j'arrive le mieux à gérer justement.

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    2. Haha oui, je me souviens d'avoir eu la même réaction quand j'avais eu '40 ans Sportstats' avant l'heure. :)

      C'est bon les 10k!

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